L'histoire de Bransles

De l’époque gallo-romaine à nos jours, Bransles a traversé les siècles discrètement tout en conservant son caractère rural, son patrimoine religieux et sa mémoire historique.
Aujourd’hui encore, le village demeure un témoin vivant de l’histoire du Gâtinais, entre héritage médiéval, mémoire de la Seconde Guerre mondiale et douceur de vivre rurale.

1110

Des origines antiques à la voie romaine

Le nom du village apparaît dès le XIIe siècle sous la forme Branla (1110), avant d’évoluer vers Bransles au XVIIIe siècle.

Le village se situe sur un axe historique majeur : la voie romaine reliant Sens à Orléans, connue sous le nom de « Chemin de César ». Cette position stratégique explique l’occupation précoce du territoire. Des vestiges d’un ancien pont romain restent encore visibles au niveau du gué de Barbigny.

XIIe

Le Moyen Âge : prieuré et patrimoine religieux

Au Moyen Âge, Bransles devient le siège d’un prieuré dépendant dès le XIIe siècle de l’abbaye de Ferrières-en-Gâtinais, l’un des grands centres religieux de la région. Bransles appartient alors aux seigneurs d’Egreville et ce jusqu’en 1536, date à laquelle le domaine est donné à Anne de Pisseleu, favorite de François 1er. Ensuite, sa famille gardera le fief jusqu’à la Révolution.

L’église Saint-Loup constitue aujourd’hui le principal témoin de cette époque. Construite au XIIe siècle puis remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles, elle est inscrite aux Monuments Historiques en 1926. Elle doit son nom à Saint Loup, archevêque de Sens au VIIe siècle. 

1940

La Seconde Guerre mondiale : guerre et mémoire

1940 : les bombardements. L’église Saint-Loup subit d’importants dégâts lors des bombardements de 1940, entraînant notamment la destruction de ses vitraux d’origine.

1944 : le sacrifice du Lancaster. Le 28 juin 1944, un bombardier britannique Lancaster de la Royal Air Force est abattu au-dessus de la commune par la défense allemande. L’appareil s’écrase sur le territoire de Bransles et les sept membres de l’équipage perdent la vie. Aujourd’hui encore, les aviateurs reposent dans le carré militaire du cimetière communal, faisant de Bransles un lieu de mémoire profondément lié au Royaume-Uni.

La Libération. Le village est libéré par les troupes américaines à la fin du mois d’août 1944, après de violents combats dans les secteurs voisins de Souppes-sur-Loing et Château-Landon.

1950

L’après-guerre et la modernisation
(1950 — 1980)

Après-guerre, Bransles connaît une évolution progressive tout en conservant son identité rurale.

L’église Saint-Loup est restaurée après les destructions de la guerre.Les exploitations agricoles se modernisent et se regroupent.L’arrivée généralisée de l’eau courante et l’amélioration du réseau routier facilitent la vie quotidienne et les échanges avec Égreville et les communes voisines.Le patrimoine local, comme le lavoir du XIXe siècle ou les anciens moulins du Betz, est préservé par les habitants attachés à l’histoire du village.
XXIe

Bransles aujourd’hui : un village tourné vers la qualité de vie

Depuis les années 1990, Bransles attire de nouveaux habitants séduits par son environnement naturel et sa qualité de vie.

Le village conserve une population stable d’environ 500 habitants et échappe à l’urbanisation massive observée plus au nord de la Seine-et-Marne.

Depuis les années 2000, de nouvelles familles s’y installent, travaillant notamment à Nemours, Montargis ou en télétravail.

Chaque année, les commémorations en hommage aux aviateurs britanniques de 1944 rappellent l’importance du devoir de mémoire dans l’identité du village.

D'où vient le nom du village ?

Le nom du village apparaît dès le XIIe siècle sous la forme Branla (1110), avant d’évoluer vers Bransles au XVIIIe siècle.

Deux hypothèses existent concernant son origine :

  • une origine germanique, issue du mot Brand (« brûler » ou « tison »), évoquant peut-être des terres défrichées par le feu ;
  • une origine celtique, liée à la configuration du terrain ou à la présence d’eau.

Chronique de Bransles

Petite chronique historique du village de Bransles.


Source principale : l’étude De M. Lavaur instituteur de Bransles et la Société historique et Archéologique du Gâtinais.
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